ENFANT D'ELEPHANT

Adaptation de « L’ Enfant d’Eléphant »

d’après « Histoires comme ça » de Rudyard Kipling

CREATION LE 03 NOVEMBRE 2019 à THEATRE DUCOURNEAU SC. CONVENTIONNEE AGEN

 

Mise en scène, interprétation, manipulation : Sonia Millot & Vincent Nadal
Conception graphique : Sonia Millot
Construction: JL Petit - C. Quéau - K. N'Guyen
Accessoiriste : Marion Guérin
Création musicale et sonore : Hervé Rigaud
Musiciens : Hervé Rigaud et Marc Closier
Production : Karine Hernandez

Coproducteurs et Partenaires 

DRAC Nouvelle Aquitaine Ministère de la Culture / OARA Office Artistique Région Nouvelle Aquitaine / Ville de Bordeaux / IDDAC Département de la Gironde / Espace Jeliote Scène Conventionnée d'Oloron Sainte Marie /Agglomération Pays Basque / Théâtre Ducourneau à Agen / Théâtre des 4 Saisons Sc. Conventionnée Gradignan / Théâtre du Cloître Sc. Conventionnée Bellac /La Boîte à Jouer Bordeaux / Les Marches de l'été Bx / Espace Culturel S. Signoret Canéjan

 

 

Quelques minutes de ENFANT D'ELEPHANT ... images de répétitions.

Clin d'oeil à notre EDE en cette période de confinement aménagé-allégé.

Vifs remerciements à tous nos partenaires  qui ont eu à coeur le report des représentations annulées.

Ensemble, nous imaginons comment vous accueillir dans les meilleures conditions.

(et pour nous, l'occasion d'une belle captation)

UN THÉÂTRE D'OMBRES NOMADE

Comme suspendu dans les airs, un disque d’1,70 mètre de diamètre. Toile cyclo. C’est notre écran de projection.

A l’arrière différentes sources lumineuses jouent avec les ombres des silhouettes ciselées, articulées et colorées.

Des décors, ajourés de couleurs lumineuses, composent des paysages différents au fur et à mesure des histoires.

 

En avant-scène matières brutes et objets du quotidien, ramassés, détournés, sont mis en mouvement et en ombres-projetées depuis notre ombroscope, source lumineuse fantaisiste et poétique.

Nous fabriquons à vue, et en connivence avec le public, de l’image en direct.

 

Va-et-vient, fondu-enchaîné et superposition entre ces 2 univers visuels: graphisme détaillé et esthétique brute.

Nous racontons, jouons, manipulons, circulons devant-derrière l’écran, sans jamais perdre la relation aux spectateurs.

ODY-C est un dispositif dynamique, conçu pour raconter de nombreuses histoires.

 

 

LA PREMIÈRE HISTOIRE EDE / Enfant D'Éléphant

Nous nous inspirons librement de “L’enfant d’Eléphant”, un des douze récits étiologiques d’Histoires comme ça de Rudyard Kipling.

 

MAIS POURQUOI ??

Il y a bien longtemps de cela, avant même le premier souvenir du premier homme, les éléphants avaient une trompe toute petite, toute noiraude et pataude. Une trompinette qu’ils pouvaient tortiller de droite et de gauche mais certainement pas ramasser de choses avec.

C’était comme ça et tout le monde, en ce temps là, trouvait ça normal.

 

Un éléphanteau tout-nouveau-tout-neuf, rempli d’une irrépressible curiosité et d’une insolente audace, passe ses journées à questionner ses parents, ses oncles et tantes la girafe, l’autruche, l’hippopotame, le babouin...sur le pourquoi des choses qui l’entourent.

 

Plus tard ça fait combien de minutes ?”; “A quoi je sers ?”; “Pourquoi la nuit est noire ?”; “Quand on est mort, c’est pour combien de temps ?”; “Pourquoi je suis né éléphant et pas ouistiti ?”; “Pourquoi les choses se trouvent-elles toujours au dernier endroit où on les cherche ?” et à sa tante l’autruche “Pourquoi avec autant de plumes on ne te voit jamais voler dans le ciel ?”...

Et sa curiosité agace tout le monde

 

PARCE QUE C’EST COMME ÇA !!

Jusqu’au jour où il pose LA question qui va faire frémir toute l’Afrique, bousculer l’ordre établi et changer à jamais la vie des éléphants.

 

Enfant d’Elephant a ce quelque chose qui raconte “comment on grandit”. Est-il bon d’être curieux ? Faut-il prendre le risque de faire ce qui n’est pas normal de faire, le “petit pas de côté” ?.
L’enfant d’éléphant ne se contente pas du “parce que c’est comme ça”. Il veut comprendre, revendique sa vision du monde, sa force de créativité.
A lui seul il change à tout jamais la vie des éléphants.
Un récit comme ça, histoire de rire et de se questionner encore.

 

  

NOS OMBRES

 

Un univers visuel flamboyant, lumineux, immédiat et suggestif.

Nous convoquons volontairement l’imaginaire et les sensations que suscite le continent africain.

Végétation luxuriante et colorée, vibrante sous le soleil, profonde et sombre dans sa densité.

Les ajourages (découpes en quasi dentelle à l’intérieur des figures d’ombre, silhouettes et décors) s’inspirent des formes géométriques, des motifs végétaux, des couleurs qui rappellent les tissus traditionnels africains comme les bogolans du Mali et du Burkina Faso ou les toiles de Korogho du nord de la Côte d’Ivoire.

Plus brutes, les images créées par les ombres projetées d’objets et de matières (bonbonne et bouteilles de verre colorés, filets de patate, paille de fer, plastique d’emballage, ...) offrent des impressions fantasmagoriques et fantaisistes. Somme toute, en Afrique, “rien ne se perd, tout de récupère”!

Pour faire sens et émouvoir, nous voulons nos ombres fascinantes et cocasses, vivantes et surprenantes.

 

 

CONDITIONS TECHNIQUES 

 

âge : de 6 à 11ans
jauge max. : 120 personnes (4 classes)
représentations scolaires et tout public-famille
durée: 1 heure (
temps d’échange avec le public compris)

 

espace scénique : hauteur 3,5m / ouverture plateau 6m / profondeur 5m autonomie en lumière plateau
autonomie en son et en lumière. 

temps de montage: 3 heures

temps de démontage: 2h30

Nous possédons un gradin composé de 6 modules séparés, ainsi qu'une grande moquette et des coussins pour l'assise publique.


2 représentations possibles par jour sur un même lieu. Temps entre 2 représentations: 1 heure

 

Equipe Artistique :
Sonia Millot & Vincent Nadal

(régime alimentaire : 1 végétarien)

 

A la charge de l’organisateur :

Personnel pour installation: 1 personne pour aider au chargement et au déchargement. 

Personnel pour placement du public

Lumière d’entrée des spectateurs si nécessaire 

 

la fabrication...

 

Un écran circulaire de grand format c'est vraiment une idée qui nous titillait depuis longtemps. Nous voulions que l'objet soit beau dès l'entrée du public. Une lune suspendue.

Concevoir chaque décor comme un tableau...avec une envie de surprendre l'oeil du spectateur. 

 

Il y a eu d'abord un gros travail de dessins, puis des copies en carton noir de chaque quart de cercle pour chercher la bonne composition des éléments de décors.

Tous nos quarts de décors sont aimantés et peuvent s'utiliser en recto et verso. Il y en a 12 en tout. Donc plein de possibilité.

 

Tous les décors et les silhouettes sont en bois, découpés et ajourés à la scie à chantourner avec du temps, de l'amour, des moments d'abattement, de la casse, de nombreuses lames, des kilomètres de papier à poncer, du brou de noix, des sueurs froides, de la poussière, de la poussière et de la poussière mais toujours le coeur qui bat à la fin quand la pièce est terminée et qu'elle projette déjà une belle ombre sur le mur de l'atelier.

Les couleurs sont des gélatines (filtres de projecteurs). Nous voulions trouver la qualité lumineuse du vitrail, faire la fête à la couleur.

 

Chaque quart, que nous avons rapidement nommé "banane", a son petit nom et son histoire : "épi rouge, iris, cheveux de Flo...et sa housse de rangement qui nous sert à la fois de Fly pour le transport et de desserte pendant le jeu. Autrement dit, si les décors ne sont pas contre l'écran, ils sont toujours à l'abri dans leur housse.

C'est un travail artisanal, précieux par le nombre d'heures qu'il a demandé. Nous en prenons donc grand soin.

 

En parallèle nous avons créé le story board. Il détermine la taille des personnages, leurs actions. La mise en scène.

 

Certaines silhouettes contiennent également du caoutchouc. Comme la grande tête de profil de l'Enfant d'éléphant (à qui nous avons donné le petit nom de EDE). Son oreille est entièrement en caoutchouc ajouré, ce qui lui donne un mouvement naturel.

Nous avons récupéré les chambres à air des vélos auprès des réparateurs, nous les avons lavées, découpées en lanières et collées les unes à coté des autres pour constituer comme une "peau". La recup' c'est dans les gènes des marionnettistes.

 

En pendant à ce travail de ciselage, nous voulions en avant scène travailler nos ombres à vue avec des matières brutes, des objets du quotidien : filets de patates, bâche de chantier, bouteilles en verre coloré, carton déchiqueté...

Notre travail a été en suite d'éliminer ce qui était en trop, de simplifier et de ne garder que ce qui était véritablement utile.

 

L'album de EDE