Les temps de pratique artistique partagée que nous proposons n’ont qu’une seule ambition : le vivre.

 

 

Il n’y a pas la bonne manière de jouer, d’écrire, d’imaginer, de raconter, de débattre.

Que ce soit avec les jeunes, enfants et adolescents, avec les adultes, enseignants, parents, personnel de médiathèque, ce que nous mettons en commun est la capacité de créer de chacun.e.

Le geste créatif et l'expérience prévalent sur le résultat.

 

Nous nous sommes dotés d’outils dont nous usons où et quand ils nous semblent judicieux.

Nous les mettons en oeuvre en étroite relation avec nos partenaires.

Interprétation, manipulation, jeu d’écriture, improvisation, objets à construire, conversations philosophiques ...

Prétextes à libérer la parole, la présence physique, le sensible, l’imaginaire.

 

C’est bien notre propre processus que nous convoquons lors de ces temps de transmission.

Comme nous aimons à le dire, « nous mettons la main à la pâte et sommes dans le même pétrin » !

Ce vivant-là de la transmission est inépuisable, toujours surprenant et, surtout, sans cesse renouvelé.

Si ces moments laissent des traces en celles et ceux qui y participent, comme nous l’espérons, nous-même sommes forts de ces expériences.

 

Ce vivre devient oser et tenter joyeusement, dans le respect, la confiance et l’écoute.

 

TRANSMISSION 1. Découverte du théâtre d'ombres

L’art de l’ombre que nous portons, art théâtral à part entière, a ce « quelque chose » d’immédiat, de fascinant, qui fait que chaque spectateur se laisse emporter, qu’il soit jeune ou adulte d’ailleurs, et quelle que soit son « habitude théâtrale ».

C’est une expérience jubilatoire, car, finalement, aucun des subterfuges artisanaux n’est tout à fait dissimulé (un écran, des marionnettes, une ou plusieurs source lumineuse) et pourtant chacun-e se met à croire à la vie des personnages, à l’existence des paysages donnés à voir !

C’est une manière d’affirmer qu’il « faut peu de chose » pour faire théâtre : se retrouver, vouloir se raconter une histoire, poser des questions, créer de ses mains, transformer, et jouer, se jouer, de tout cela.

projets spécifiques Education Artistique et Culturel - création collective

Nos temps de découverte du théâtre d'ombres s'adressent à différents publics :

enfants, adultes enseignant-e-s et personnels de médiathèque, parents-enfants.

2 artistes intervenants : Sonia Millot, Vincent Nadal

Auprès des enfants

 

Nous venons dans les établissements scolaires avec notre castelet, conçu et construit exclusivement pour ces interventions (ou les enfants se rendent dans un espace dédié dans le théâtre).

Les enfants, aux choix, prennent en main une de nos 10 grandes silhouettes articulées, également  réalisées à leur intention : le dromadaire, le hibou, le chat, l'éléphant, la tortue, l'homme, l'âne, le dragon, la jeune fille, la grenouille.

Ils disposent aussi de 5 décors à faire découvrir : le bord du lac, la maison, le désert, la grotte, l’orée de la forêt.

 

Ils éprouvent la nécessaire précision, qualité et délicatesse du geste. Ils prennent conscience de

comment transposer leur énergie à la marionnette, comment ils doivent placer leurs corps.

Comme nous disons à chaque enfant « c’est faire la surprise et le cadeau à tous les camarades d’un instant merveilleux ».

 

Nous accompagnons ces apparitions et vies des silhouettes avec des morceaux de musique (Vivaldi,Bach,Debussy, Cage, Glass, Xenakis, Ali Farka Touré, ...), mais surtout nous invitons et aidons les enfants à donner de la voix et à jouer ce que la silhouette leur raconte.

Mises en ombre, bouteilles en plastique colorée ou filtres de couleur, filet de patates, diverses matières, enrichissent, au gré de notre inspiration sur le moment, l'atmosphère de ces moments.

 

Ces temps s'adressent à des enfants de 6 à 10 ans (CE1, CE2, CM1,CM2 / niveau mixte CP-CE1, 2 heures uniquement - en 1/2 groupe si possible).

 

Ils peuvent avoir différentes durées.

2 heures (1 séance) : les enfants font l'expérience de la manipulation et du jeu.

6 heures (2 séances) : les enfants, après s'être emparé de nos silhouettes lors du 1er temps, inventent de courtes histoires (histoires du "pourquoi?" - "pourquoi le dromadaire a une bosse?", par exemple). Lors du 2nd temps, nous les guidons pour qu'ils les racontent et les jouent à leur manière.

 

Pour mener au mieux ces interventions dans les établissements scolaires, nous nous installons dans une salle d'activité (à discuter avec les enseignant-e-s).

La pénombre est nécessaire. 4 grandes tables et un branchement électrique (220V) demandés.

Assise des enfants, sur chaises, bancs, coussins, tapis, moquettes, ... disponibles.

Nous arrivons 1/2 heure avant le début des séances.

Nous quittons la salle 1/2 heure après la fin de la séance.

Auprès des enseignant-e-s, personnel de médiathèque

 

Notre objectif : aborder de façon concrète la mise en place d’ateliers de théâtre d’ombres avec un groupe d’enfants et se surprendre à créer un monde imaginaire et s’en émerveiller.

Des règles du jeu simples : un écran, une source lumineuse, des silhouettes, du carton, des crayons, des gommes, des ciseaux, des scalpels, ...

 

Une journée de 6 heures de découverte tout au long de laquelle nous évoquons l'histoire du théâtre d'ombres et nous mettons les participants « dans le coup »: adapter-scénariser une histoire/une séquence pour le théâtre d'ombres, fabriquer silhouettes et décors, et "se mettre en jeu". 

Nous partageons au plus près notre expérience et nous essayons de répondre à toutes les questions.

 

 

 

Nous avons conçu un document complet récapitulatif (construction facile d’un castelet-carton, gabarits des personnages, aide à l’écriture d’histoire, règles de manipulation, indications sur le jeu)

 

 

 

                                                                                        6 heures 

                                                                                        8 participant-e-s maximum

                                                                                       Tables supplémentaires pour la fabrication

                                                                                       Temps de montage de l’atelier : 1h

                                                                                        50 euros d’achat de matériel 

Auprès des parents-enfants

Nous ouvrons notre castelet et nous faisons découvrir aux enfants et à leurs parents, par de petits jeux ludiques, les règles de base du théâtre d’ombres : l’écran, la source lumineuse, la conscience du placement du corps par rapport à la silhouette, les différences d’échelle, les déplacements et occupation de l’espace scénique, le rythme de jeu, les apparitions, disparitions et la mise en voix, mise en jeu.

Passage seul, à deux, à plusieurs derrière l’écran.

 

Nous "allons à table" pour faire place à l’imagination et à la fabrication.

Dessiner, découper, consolider, coller les baguettes ...

Nous mettons à disposition tout le matériel nécessaire pour réaliser des silhouettes noires ou colorées, simples ou articulées.

 

 Au final, avec leurs réalisations, parents et enfants jouent, inventent une situation entre leurs personnages. Les productions de tous se mêlent pour créer un univers unique.

 

Et chacun-e repart avec ses créations.

12 participants max - âge minimum à partir de 6 ans

Atelier de 3 heures

Une salle assez grande où l’on puisse faire le noir

Des tables pour la fabrication

Temps de montage de l’atelier : 1h

50 euros d’achat de matériel 

TRANSMISSION 2. Le jeu d'acteur

écriture, collège de Marcheprime (33)
écriture, collège de Marcheprime (33)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ATELIER(s) PATA'GOGIQUE(s)

autour de l’univers d’Ubu Roi d’Alfred Jarry

(en collège et lycée) 

 

cliquer ici pour vidéo atelier Lycée des Chartrons Bx - terminale technique de ventes)

 

 

 

Nous avons à coeur de proposer un atelier en étroite collaboration avec l’enseignant

qui nous accueille afin de s’adapter au plus près de ses attentes et du travail

qu’il aura mené ou mènera avant et/ou après notre venue.

Ainsi les interventions que nous proposons est en tout point modifiable et ajustable. 

 

Sonia et Vincent ont conçu un "Cahier Pata'Gogique"

offrant des outils de sensibilisation,

à disposition des enseignants,

et qu'eux-mêmes mettent en oeuvre

lors de leur intervention.

 

 

- 1ère proposition:

3 heures : rencontre, écriture et sa mise en jeu 

 

- 2ème proposition:

2x3 heures: rencontre, écriture et jeu de scène sur la pièce Ubu Roi

 

- 3ème proposition:

"La Journée Pataphysique" : 2x2 heures d'atelier auprès de 2 classes

                                                   et représentation au sein de l'établissement de Ubu Roi Vrout

 

 

Pour tout complément d'information(s),

vous pouvez consulter "Le Cahier Pata'Gogique" ci-dessous,

et contacter Karine Hernandez.

Cahier Pata'Gogique (document de référence)
CAHIER PATAGOGIQUE pdf.pdf
Document Adobe Acrobat 4.1 MB

Créations au sein des MECS ( Maison d'Enfance à Caractère Social)


Une Maison d'Enfance à Caractère Social (MECS) est un établissement social ou médico-social, spécialisé dans l'accueil temporaire de mineurs au titre de la protection de l'enfance ou de la prévention de la délinquance.

C'est un lieu de vie transitoire à plus ou moins long terme.

Les projets artistiques et culturels au sein des Maison de l’Enfance à Caractère Social ont été mis en place par le Conseil général il y a 4 ans dans un cadre expérimental et ont pour vocation d'être pérennisés sur le département de la Gironde.

L'objectif est d'encourager ces enfants de 6 à 16 ans à s'ouvrir au monde par les arts et la pratique artistique.

Leur faire expérimenter que l'art et la création ne leur sont pas étrangers et qu'ils n'en sont pas exclus.


 

Depuis janvier 2014 nous avons mené 3 créations au sein de 2 MECS.

 

2014 - MECS Ermitage Lamourous du Pian-Médoc : projet Ciné-Conte

Les enfants et les adolescentes ont imaginé un conte, une histoire, les adolescentes ont écrit un scénario. Chaque groupe a développé l'idée de départ à travers différentes pratiques artistiques jusqu'à la réalisation d'un film par groupe.

Deux groupes sont concernés :

Groupe MAEVA : 12 enfants de 6 à 10 ans / Groupe MIRABELLES : 12 adolescentes de 13 à 16 ans.

 

Les enfants du groupe MAEVA ont inventé une histoire au fur et à mesure des séances, histoire que nous avons réalisés avec eux, en mêlant jeux d'ombres et jeu d'acteur.

 Titre du film : La Porte de l'Infini


4 jeunes filles du groupe MIRABELLES - Titre du film : Défi des Filles

Au travers de leurs passions respectives elles ont livré 4 portraits d'adolescentes en chemin vers les femmes qu'elles seront demain.

C'est un film tout en impression sensible, délicate, fragile avec une envie folle de vivre.
Tout elles.

2015 - MECS GODARD-SAINT FERDINAND : projet LA RUMEUR

Ce projet rassemble autour de la création d’un film,  un groupe d'enfants et un groupe d'adolescents. 

Le groupe des enfants travaille à partir de l'histoire de l'ouvrage "Le Monstre que personne n'a vu" de Danièle Fossette, illustré par Hervé Le Goff (Père Castor Flammarion), ouvrage qu'ils ont eux-mêmes choisi. Ils adaptent le texte pour en faire de petites scènes, réalisent des marionnettes à partir des personnages de l'histoire et acquièrent ainsi les principes de base du théâtre d'objets. 


Le groupe d'adolescents, quant à lui, travaille sur une thématique qui s'est dégagée du travail du groupe des enfants : la rumeur. A partir de ce thème, ils imaginent un scenario et mettent en place le tournage de du film. 


Le film restitue le travail mené par chaque groupe et mêle le temps de la conception et l'histoire elle-même. Les artistes oeuvrent de leur côté à mettre en résonnance le parcours des enfants et celui des adolescents pour faire un seul et même film autour de la rumeur.

 

"Voyage(s) vers l’ailleurs"

 

 

 

réalisations plastiques permanentes,

 

3 artistes intervenants : Steven Riollet, Erwin Chamard, Vincent Nadal

MECS ERMITAGE LAMOUROUS 

1 semaine en juillet + 1 semaine en octobre 2015 20 adolescentes de 13 à 16 ans et 22 enfants de 4 à 12 ans

 

Suite à la réalisation des 2 films en 2014 avec 1 groupe d’adolescentes et 1 groupe d’enfants (Les Mirabelles et les Maeva), l’équipe de direction et les éducateurs ont souhaité que Les Lubies reinterviennent au sein de la MECS « afin d’y laisser une trace durable ».

 

Les Lubies ont alors écouté les envies et des jeunes et des éducateurs. Il est ressorti de cet échange le désir fort de TRANSFORMER les couloirs d’accès aux chambres.

« Nous avons proposé aux jeunes (ados et enfants) d’imaginer à quoi ressemblerait les couloirs de leur rêve, avec l’idée que cela puisse faire raconter des histoires ».

 

Le thème du voyage a surgi... mais aussi celui de la cabane où l’on se plait à se cacher pour mieux rêver... et le train que l’on prend pour partir est devenu une chenille géante se glissant sur le mur du couloir des petits Maeva.

 

AILLEURS a été donc New-York et ses graffes, les îles pacifiques, les compétitions sportives à travers le monde, Bollywood, la bibliothèque idéale où l’on se plait à étudier, la forêt que l’on traverse à cheval, les croisements de route avec les villes du monde entier à portée de main, la cabane, et la chenille sur le dos de laquelle les petits aimeraient monter.

 

Peintures, déchirement d’affiches, travail aux pochoirs, découpage de bois, construction, bricolage, projection d’images sur les murs, dreeping (geste pictural inspiré par l’œuvre de Jackson Pollock), collage de papiers, utilisation de tissus.... Steven Riollet (auteur-comédien et plasticien), Erwin Chamard (caméraman et réalisateur), Vincent Nadal (comédien et marionnettiste) ont mis tous leurs savoirs, toutes leurs pratiques au service des jeunes et les ont laissés s’en emparer à leur manière.

 

« Dix jours d’émulation, de risques, de tentatives, de réussites... d’inventions qui ont bousculé la vie de la MECS.... qui s’en trouve ainsi à tout jamais transformée ».

 

 

"Même pas peur"

conception Sonia Millot, Vincent Nadal, Erwin Chamard - Les Lubies avril 2015


Film réalisé autour de l'histoire de la chèvre de Monsieur Seguin d'Alphonse Daudet et du texte de Sandrine Roche "RAVIE"

avec les élèves de 2 classes de Grande Section Maternelle de l'Ecole Carles Vernet (classe de Patrice Labeque) et l'Ecole Buisson Beck (classe de Catherine Grolau) dans le cadre du 1er gouter littéraire de la Manufacture Atlantique de Bordeaux.

Art plastique / jeux d'ombres / conversations philosophiques / mise en jeu


Le tournage a eu lieu à la Médiathèque Flora Tristan.